Lutte contre les inondations

Les inondations sont de deux types : inondations par débordement de cours d’eau et inondations par ruissellement et coulées boueuses. Les deux phénomènes sont très différents et s’appréhendent de manière complémentaire. Dans les deux cas, des connaissances techniques, hydrologiques et hydrauliques sont nécessaires pour analyser la situation et trouver les solutions les plus appropriées. En outre, pour certaines solutions, des permis et autorisations ainsi que des moyens financiers importants sont indispensables à leur mise en œuvre.

1. Inondations dues au débordement des cours d’eau


Il existe une carte des zones à risque lié aux inondations par débordements de cours d’eau. La carte des aléas d’inondation est consultable en ligne : http://cartopro3.wallonie.be/alino/viewer.htm

Un moyen de limiter les débordements des cours d’eau est de créer des zones de rétention ou Zones d’Immersion Temporaires (ZIT).

Réalisation d’un bassin de rétention sur la Senne entre Rebecq et Steenkerque (Braine-Le-Comte)


Suite aux inondations récurrentes observées sur la Senne, le SPW – DGO3 – Direction des Cours d’Eau Non Navigables a créé une zone d’immersion temporaire (bassin de rétention) au lieu-dit "Moulin d'Hou".
Les ouvrages d’art sont implantés à cheval sur les communes de Rebecq et Braine-Le-Comte.
Les caractéristiques du bassin de rétention sont les suivantes :

  • Digue de retenue de 2,5m de haut ;
  • Clapet basculant permettant d’ajuster le débit de sortie du bassin ;
  • Ote maximum de l’eau : +53,00m
  • Capacité du bassin : 205.000 m³

La présence d’un bassin d’orage permet d’écrêter les pics de crue suite à des épisodes pluvieux.

Le financement a été entièrement pris en charge par le SPW - DGO4 : 1.100.000€ pour la réalisation de l’ouvrage d’art et estimation provisoire à 500.000€ pour les expropriations

Autres Zones d’Immersion Temporaires (ZIT) à l’étude


A beaucoup plus petite échelle, une étude a été réalisée en vue d’identifier des zones où des ZIT pourraient potentiellement être développées sur des petits cours d’eau. La faisabilité technique de ces zones sera mise à l’étude en 2012.


2. Inondations dues aux ruissellements et coulées boueuses


 

2.1. Introduction

Les coulées de boue sont dues à l’érosion des terres agricoles par de fortes pluies sur des terrains en pente. Ces phénomènes entraînent des pertes en terres fertiles pour les agriculteurs et des dégâts importants et coûteux pour les particuliers et les pouvoirs publics.


La lutte contre l’érosion des terres agricoles fait appel à des actions de conservation du sol, de maîtrise des flux d’eau et de protection des ouvrages en aval. Ces actions sont mises en œuvre au niveau de la parcelle cultivée et à des endroits précis du bassin versant. Une gestion du risque d’érosion intègre les caractéristiques du sol, le phénomène naturel d’érosion et la dynamique du ruissellement.


Pour en savoir plus à ce sujet, consultez le Livret de l’Agriculture n°12 ou consultez le site de la cellule GISER (Gestion Intégrée Sol Erosion Ruissellement) http://www.giser.be/

Cellule GISER
SPW DG 03 – DGARNE
Av. Prince de Liège - 5100 Jambes081/33.64.73giser.dgarne@spw.wallonie.be

2.2. Réunions avec les riverains


A différents endroits touchés par les coulées de boue, des réunions ont été organisées afin d’entendre les demandes et les propositions des riverains face à la situation catastrophique.


La connaissance spécifique de la zone par les riverains est une source primordiale d’informations mais, parmi toutes les demandes et propositions des riverains et, sans analyse de l’ensemble du bassin versant, il est difficile de savoir quelles propositions seront réellement efficaces sans reporter le problème ailleurs et difficile mettre des priorités dans la réalisation.


2.3 Expertise extérieure pour une analyse de l’ensemble du bassin versant


Des solutions pour limiter les risques de coulées de boue existent. Mais, il n’est pas toujours évident de savoir quels dispositifs devraient idéalement être mis en place à quels endroits du bassin versant pour être efficaces.


C’est pourquoi la commune a fait appel à la cellule GISER (Gestion Intégrée Sol – Erosion - Ruissellement) pour venir étudier 5 zones critiques sur le terrain et faire des propositions d’aménagements. GISER a établi des recommandations pour limiter les risques de coulées de boue pour les zones suivantes :

  • Chemin Froidmont,
  • Chemin du Stoquois, Voie des Cours;
  • Chemin du Croly, au niveau des n° 36-40
  • Chemin du Chenois ;
  • Sentier des Chevaux ;

2.4 Processus de concertation avec les agriculteurs


Parmi les aménagements proposés; zone par zone, par la cellule GISER, certains aménagements concernent la commune (voiries, fossés), d’autres impliquent les agriculteurs ou des propriétaires privés. L’important étant de coordonner les efforts de chacun pour améliorer durablement la situation sur les zones critiques, un processus de concertation a été entamé avec les agriculteurs.

Suite à cela, la Commune a financé la pose de fascines dans les zones à risque.